Rapport
moral
L’année
2012 aura été marquée par l’obtention d’un sursis de 30 mois,
annoncé par la ministre de la santé dans une lettre lue lors de la
manifestation du 15 décembre 2012 par Didier Guillaume, président
du Conseil Général.
C’est
un nouvel acquis à mettre à l’actif de la mobilisation des
Dioises et des Diois à cette manifestation qui comptait un millier
de personnes, mais aussi à tout ce qui avait eu lieu depuis la
création du Collectif en 1986 et, tout particulièrement, ces
dernières années.
Mais
cette décision ne correspond pas à notre revendication :
l’autorisation de fonctionnement de la maternité et de la
chirurgie pour cinq ans. J’y reviendrai dans le rapport
d’activité.
En
même temps les coups continuent à pleuvoir : l’œuvre
destructrice orchestrée par les Agences Régionales de Santé, hors
de tout contrôle démocratique, se poursuit. Après Lannemezan,
Decize, Valréas malgré les décisions de justice, Marie Galante
malgré l’exception géographique, Cochin et Saint-Antoine.
D’autres sont menacées comme Vire et en région Ile-de-France 11
fermetures supplémentaires sont envisagées… dont la disparition
de l'hôpital Beaujon, qui compte 400 lits, des urgences et une
maternité très fréquentée. La fermeture de la pédiatrie de
l’hôpital de Longwy a été annoncée pour le 26 avril.
On
est passé de 1700 maternités à 550 nous précise la Coordination
Nationale. « En 1999 il restait 99 maternités réalisant moins
de 300 accouchements par an. Ce nombre était tombé à 24 en 2007 et
atteint 13 en 2011, les deux tiers se trouvent dans le secteur
public ». D’après un rapport établi par le Dr Françoise
LALANDE, Claire SCOTTON, Pierre-Yves BOCQUET, Jean-Louis BONNET,
ancien directeur de l’ARH Rhône-Alpes, Membres de l’Inspection
générale des affaires sociales. Rapport réalisé en mars 2012.
Et
ceux-ci poursuivent : « [646] A cet égard, il est clair
que la fermeture des maternités existant encore à l’heure
actuelle en montagne (Exemple Die : 131 accouchements en 2009, Bourg
saint Maurice : 231 en 2009 ou CHI Sud Ardennes 263), dans des îles
(Saint Pierre et Miquelon, Marie Galante) ou des régions d’habitat
rare et dispersé, du moins à certaines périodes (L’Aigle 560
accouchements, Apt 294) entraînerait une dégradation de la durée
des trajets (largement supérieurs à 45 mn en moyenne) qui rend la
fermeture difficilement compatible avec une notion de service public.
[647]
Pour autant ces maternités vivent dans une perpétuelle incertitude
qui ne facilite pas une maintenance
correcte et un maintien, voire une amélioration de la qualité du
service. Il faudrait assumer une fois pour toute, ou en tous cas pour
une durée raisonnablement longue, le
fait que si l’on veut maintenir le principe d’un accès aux
soins suffisant pour tous les citoyens, il faut accepter de payer
plus pour le fonctionnement de ces structures (dotation spécifique)
et diminuer les exigences en matière d’effectifs (faute de quoi,
on n’arrivera pas à les faire fonctionner). Des études et une
modélisation devaient être menées, pour fixer les seuils
acceptables».
Nous
reviendrons sur cette dernière phrase dans le rapport d’orientation.
Marisol
Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, a annoncé
le 4 mars 2013, à partir des propositions d’Édouard Couty, 13
engagements pour rétablir la confiance avec les hospitaliers et
préparer l’hôpital aux défis de demain.
Le
rapport Couty développe 46 propositions visant à rénover la
« gouvernance » hospitalière, ajuster la tarification,
refondre à tous les niveaux le cadre du dialogue social, créer des
contrats territoriaux de service public, améliorer les relations
entre les établissements et les agences régionales de santé,
rénover le secteur psychiatrique et évaluer la pertinence des
pôles.
Même
si la ministre s’engage sur 13 propositions pour préparer
l’hôpital de demain, tout en conservant un modèle solidaire et en
faisant avancer la démocratie sanitaire par la création d’un
comité technique des usagers, de nombreuses questions des
hospitaliers restent sans réponse.
Comment
annoncer « tourner la page de la loi HPST », sans l’abroger ?
Comment
répondre aux besoins de la population et des personnels en
conservant la
tarification à l’activité ?
Comment
parler de confiance en laissant les mêmes pouvoirs aux directeurs
des Agences régionales de santé ?
Nous
réaffirmons notre volonté de pousser plus loin les valeurs et la
richesse du service public
hospitalier, en abrogeant la loi Bachelot, en supprimant les ARS, et
en exigeant immédiatement
un moratoire sur la fermeture des lits et des services, en favorisant
la proximité et une réelle réponse médicale en fonction des
spécificités et inégalités territoriales, en supprimant le
numerus clausus.
Il
faut engager un débat large et contradictoire pour la défense de la
Sécurité sociale et l’avancée vers le remboursement à 100% des
soins prescrits.
Un
pacte de confiance, ça ne se décrète pas, ça se construit. La
meilleure façon de tourner la page de la loi HPST, c’est de
l’abroger.
Adopté à l’unanimité
Rapport
d’activité
En
2012, nous avons tenu 4 Conseils d’Administration. Au mois de mai,
avant le 1er tour, nous avons questionné par lettre tous les
candidats aux élections législatives de juin 2012.
Tous
ont répondu à l’exception des candidats du FN et de l’UMP.
Nous
avons adressé trois lettres réclamant le renouvellement des
autorisations de fonctionnement de la maternité et de la chirurgie :
au préfet et à la ministre de la santé le 31 mai, à l’ARS le 5
août.
Les
déclarations ou articles suivants ont été publiés dans la presse,
le JDD notamment. En voici quelques extraits. :
10
janvier 2012 : Meilleurs vœux du Collectif de Défense de
l’Hôpital de Die. L’année 2012 a bien commencé avec la
naissance de trois bébés le 1er janvier. Nous souhaitons une bonne
année aux heureux parents et beaucoup de bonheur aux nouveaux nés.
En
même temps, il faut souligner un anniversaire : les 25 ans de
notre collectif. En effet, celui-ci a été créé en janvier 1987.
13
février 2012 : Pour un Pôle Public Hospitalier renforcé
Maternité, chirurgie. Ensemble, agissons pour l’obtenir à Die, au
cœur de l’arrière-pays drômois dont la superficie représente le
cinquième de celle de la Drôme, près d’un quart si on lui ajoute
le canton de Saillans et les deux communes les plus rapprochées du
Vercors : Saint-Agnan et Vassieux.
Plus
que jamais, réaffirmons fermement, à l’inverse de la loi Bachelot
et de la nuisible tarification à l’activité, notre exigence d’un
égal accès aux soins et à une santé de qualité pour toutes et
tous, partout, en conformité avec le principe constitutionnel de la
continuité du service public sur tout le territoire.
7
juin 2012 : Nous avons rendu publique la lettre adressée à
Madame Marisol Touraine, Ministre des Affaires Sociales et de la
Santé, à propos du « sursis » accordé à l’hôpital
pour le fonctionnement de la maternité et de la chirurgie jusqu’en
décembre 2012.
Extrait :
« Si la maternité était supprimée, les femmes enceintes de
Die se trouveraient à plus d’une heure de l’hôpital de Valence
et que dire des communes du Haut-Diois qui sont à 45 minutes au
moins, parfois une heure, de la maternité de Die.
Or,
pour des raisons de sécurité sanitaire, les femmes doivent pouvoir
accoucher, pour des grossesses sans risque, dans un établissement
situé à moins de 45 minutes. Quant aux grossesses à risques
(prééclampsie, hémorragie, etc…) les délais tombent à 30,
voire 20 minutes.
Qui
prendra la responsabilité d’un manque d’assistance à personne
en danger dû à la suppression de la maternité et de la chirurgie
d’urgence, toutes deux étant très liées ? Ceci, d’autant
plus que l’Hôpital de Valence, surchargé, n’est pas en capacité
de faire face à l’accueil supplémentaire qui serait ainsi
occasionné. On ne peut fermer ces services sans compromettre la
sécurité par perte de chances.
C’est
pourquoi nous vous sollicitons pour connaître votre avis sur le
maintien de la maternité et de la chirurgie d’urgence de l’hôpital
de Die, avec des autorisations de fonctionnement pour cinq ans, comme
pour les autres centres hospitaliers.
D’autre
part, cet état de fait découle d’orientations nationales qui nous
amènent à connaître votre position sur :
la loi hôpital HPST dite « loi Bachelot » ;
la tarification à l’activité (T2A) qui étrangle tous les
hôpitaux et va à l’encontre de leur mission de service public ;
la lutte contre la désertification médicale, en hôpital comme en
médecine libérale ;
des moyens en personnel et en financement permettant des conditions
de travail dignes du vingt et unième siècle, afin que les
soignants puissent assurer sereinement leur mission de service
public auprès des usagers, en ayant une visibilité professionnelle
à long terme, notamment au sein de l’hôpital de Die ;
l’égalité des soins pour toutes et tous, partout, sur tout le
territoire de la République. »
29
juin 2012 : Monsieur le Maire de Die veut-il réellement défendre
son hôpital ?
Jean-Pierre
RAMBAUD, président du Collectif de Défense de l’Hôpital, avait
demandé, par courrier en date du 18 mai 2012, à Monsieur le Maire
de Die, l’autorisation de placer une nouvelle banderole afin de
remplacer la précédente détériorée.
Dans
sa réponse en date du 25 juin, celui-ci, après avoir indiqué qu’il
était particulièrement attentif au devenir de l’hôpital, écrit
notamment :
« Actuellement,
la situation est stabilisée, même, si je le conçois volontiers,
nous devons rester très vigilants. Aussi,
à l’heure actuelle, il ne me paraît pas judicieux d’inquiéter
à priori la population dioise et les nombreux touristes sur les
enjeux de santé dans notre territoire. C’est
pourquoi, je ne souhaite pas qu’une banderole soit installée de
façon permanente avenue Sadi-Carnot.»
5
août 2012 : Le Collectif de Défense intervient auprès de
l’Agence Régionale de Santé. Un rapport de l’Inspection
Générale des Affaires Sociales (IGAS) qui vient d’être rendu
public est, pour une fois, favorable aux petites structures, dont
l’hôpital de Die et ses services MCO (Médecine, Chirurgie,
Obstétrique). Nous lui demandons quelles mesures - et dans quels
délais – il compte prendre pour que soit assuré le renouvellement
des autorisations de fonctionnement de la maternité et de la
chirurgie d’urgence de l’hôpital de Die pour cinq ans, comme
pour les autres établissements.
26
octobre 2012 : Maternité, chirurgie : Arrêtez le double
langage ! Le projet régional de Santé 2012/2017 envisage la
fermeture de la maternité de l’hôpital de Die, la maternité de
l’hôpital de Privas, la chirurgie de l’hôpital de Crest, la
totalité du centre hospitalier de Belley dans l’Ain, la chirurgie
et la maternité de l’hôpital de Tarare, etc…
Et
que mijote-t-on dans les instances hospitalières de Valence et de
Die ? Nous exigeons la transparence la plus complète ! le
projet régional de Santé 2012/2017 envisage la fermeture de la
maternité de l’hôpital de Die, la maternité de l’hôpital de
Privas, la chirurgie de l’hôpital de Crest, la totalité du centre
hospitalier de Belley dans l’Ain, la chirurgie et la maternité de
l’hôpital de Tarare, etc…
27 octobre 2012 : Sans réponse de la ministre de la santé, nous lui
avons adressé la lettre suivante :
« Le
Conseil d’Administration de notre collectif s’est réuni le 26
octobre 2012. Il a pu constater que la lettre qui vous a été
adressée le 31 mai 2012 est restée sans réponse.
Il
a donc pris la décision de remettre à la presse le communiqué
joint.
Je
vous transmets à nouveau la lettre à laquelle il est fait
référence. »
4 décembre 2012 : Les autorisations arrivant à
terme à la fin de l’année, nous avons organisé une réunion
publique pour envisager une action. Nous avions lancé un appel le 26
novembre : « La décision de renouvellement ou non sera
prise dans les jours à venir. Nous n’avons toujours pas de réponse
de la part du directeur de l’ARS et de la Ministre de la santé,
saisis par courrier à deux reprises.
Or, nous savons que les deux rapports remis aux
membres de la CSOS (Commission Spécialisée pour l’Organisation
des Soins) ont émis des avis défavorables. S’ils sont suivis, la
décision finale appartiendra au directeur de l’ARS ou à la
Ministre de la Santé.
Les conseillers généraux du Diois et le
Président du Conseil Général, vice-président du Sénat, sont
intervenus auprès de cette dernière.
L’intervention des Dioises et des Diois est plus
que jamais nécessaire. »
Nous
avons appelé à une manifestation le 15 décembre 2012 pour exiger
de la ministre de la Santé et de l’ARS :
-
l’autorisation de fonctionnement de la maternité de Die pour
cinq ans, comme pour les autres hôpitaux;
-
l’autorisation de fonctionnement de la chirurgie dans son
intégralité ;
-
le renforcement de notre hôpital en moyens humains et financiers, en
équipements et locaux ;
-
l’abrogation de la loi « Bachelot » toujours en
vigueur.
Toujours aussi mobilisés, les Dioises et les Diois étaient présents
en grand nombre.
Nous
avons à la suite publié un communiqué de presse dont voici un
extrait :
« La
population, les élus et le personnel ont répondu présents,
soutenus par des habitants ou élus de Valréas, Valence,
Portes-les-Valence, Crest, Bourdeaux, Saint-Jean-en-Royans, Romans,
etc… Quelle belle solidarité !
Notre
Coordination Nationale des Comités de Défense des maternités et
hôpitaux de proximité avait alerté tous ses comités et donné
l’information permettant ainsi la création d’une vaste chaîne de
solidarité.
Les
actions passées et cette mobilisation que chacun sentait monter
depuis le début ont pesé fortement pour que la ministre, par la
voix du Président du Conseil Général de la Drôme, assisté par
les Conseillers Généraux du Diois, annonce qu’elle demandait « au
directeur général de l’agence régionale de santé de renouveler
par une décision dérogatoire l’autorisation d’activité
d’obstétrique avant le 31 décembre. Ce renouvellement, pour une
durée de trente mois, s’entend sous réserve de la non dégradation
des conditions actuelles en matière de sécurité, en particulier
pour la pédiatrie… ».
Adopté à l’unanimité
Rapport
financier.
Camille
Caille, trésorière, présente le compte financier 2012
|
RECETTES
|
DEPENSES
|
|
2011
Pour mémoire
|
2012
|
2012
|
|
Cartes d’adhérents….
Vente d’autocollants..
Dons…………………
Fonds de caisse………………...
(Après les marchés)
Total…………………
|
690,00
346,34
100,00
77,23
1213,57
|
450,00
6,00
230,00
80,00
766,00
|
Enveloppes pré-timbrées………….. 133,20
Banderole Arc-en-Soie …………….. 269,10
1000 tracts Arc-en-Soie……………. 57,75
3000 tracts manif 15 décembre…... 165,00
Cotisation annuelle Coordination…. 61,00
Total ………………………………. 686,05
|
|
Excédent……………
|
86,38
|
80,95
|
|
Livret A …………… 2 558,64
(Provision pour
éventuel Tribunal Administratif)
|
Excellent
travail de Camille et Colette, trésorière adjointe.
Adopté à l’unanimité
Cotisations
2013.
Le
Conseil d’Administration vous propose de maintenir les montants
2012, soit :
Individuels : 10 €
Organisations : 20 €
En
2012, nous avons 39 adhérents individuels cotisants et 5
organisations adhérentes cotisantes.
En
2011, nous avions 55 adhérents individuels cotisants et 7
organisations adhérentes cotisantes.
En
2010, nous avions 39 adhérents individuels cotisants et 2
organisations adhérentes cotisantes.
Renouvellement
du tiers sortant.
Sont
renouvelables :
Emile
MALICORNE , Jean-Louis SIMON (représentant le PCF), Jacques
AKOPIAN (représentant Attac), Lucile STAHL, Patrice VAN MONCKHOVEN.
Nous
avons comme membres associés : Michel Jonathan, Patrick Varin,
Danny Ledroit et
Daniel Rassat.
Tous
ont reconduit leur candidature.
Proposition
est faite que Maryvonne SEGAPELLI et Danielle HERZBERG entrent au
Conseil d’Administration comme membres associés.
Les
candidatures sont approuvées à l’unanimité.
Rapport
d’Orientation
La
Commission Régionale de la naissance qui devait venir à Die s’est
finalement réunie à l’ARS. Seule une sage-femme de la maternité
de Die, intermittente et habitant Lyon ou sa proximité était
convoquée. C’est dire le peu de crédit que l’on peut accorder
aux conclusions de cette instance. Philippe nous en dira plus ce
point et sur d’autres.
D’autre
part, deux « experts », missionnés par l’ARS ? la
ministre de la santé ? sont venus passer deux jours maximum à
l’hôpital.
Le
26 mars 2013, j’ai reçu en catastrophe un coup de téléphone de
l’hôpital me demandant si j’étais disponible pour les
rencontrer, ce que j’ai fait à 15 heures.
Il
y avait là M. LEGRAND et Christian CAHUT (Conseiller général des
établissements de santé).
J’ai
attendu qu’ils prennent la parole. Ils m’ont demandé de
présenter le Collectif afin de voir mes réactions. Après en avoir
fait l’historique, je leur ai donné les coordonnées du Blog.
Ils
ont essayé de me sonder pour savoir quelle serait notre éventuelle
participation à un groupe de travail pour établir un document. J’ai
rappelé les luttes et l’expérience que nous avions vécue dans le
cadre de notre participation au « projet territorial de santé
pour le Diois ».
Je
leur ai lu un passage du rapport de l’IGAS de mars 2012 qui
concerne Die et qui a été rappelé dans notre rapport moral. A
propos des « exigences en matière d’effectifs (faute de
quoi, on n’arrivera pas à les faire fonctionner), des études et
une modélisation devraient être menées, pour fixer des seuils
acceptables ».
A
mon avis le Diois et l’hôpital de Die seraient alors un territoire
d’expérimentation. C’est ce que veut faire accepter la ministre
pour faire un CPP qui ne porte pas le nom mais qui en est un. C’est,
à mon avis, un des rôles des experts.
Ils
n’ont pas mis de côté le CPP et veulent faire trouver par les
participants une structure qui y ressemblerait comme deux gouttes
d’eau.
Selon
M. CAHUT, ce ne seront pas eux qui décideront, ni même l’ARS.
C’est au groupe de travail de faire des propositions acceptables.
M.
CAHUT a dit en gros : « Pour 123 accouchements sur place
qui se passent bien, les sages-femmes peuvent suffire. Les cas
difficiles seraient acheminés sur Valence ».
Et
il a de nouveau insisté pour que le collectif participe au groupe de
travail, ce à quoi j’ai répondu que ça avait été le cas la
dernière fois et que la proposition des experts n’avait rien à
voir avec tout ce qui avait été réalisé avec sérieux dans les
groupes de travail.
En
effet, MM GAILLARD et BREMONT, de tous les scénarios proposés par
les commissions, n’avaient retenu que le leur : Un hôpital
entre Die et Crest.
J’ai
ajouté que, dans ces conditions, le Collectif ne participerait pas.
Nous avons en effet à garder notre autonomie et le but de notre
création en 1986.
Voilà.
Je laisse, comme je l’ai dit, la parole à Philippe pour donner les
informations qu’il a puis nous débattrons ensemble des
orientations à prendre.
Philippe
LEEUWENBERG indique que la Commission Régionale des naissances qui
n’est même pas venue sur place, et a omis le chef de service, a
rendu son rapport.
La
Commission a noté : Pas d’activité suffisante, nécessité
de coopérer avec Valence (qui ne le peut pas) ou Centre Périnatal
de Proximité (CPP), maison des sages-femmes avec Valence pour
référent, le directeur faisant le point tous les 15 jours !
Autre
proposition : envoi des femmes enceinte sur Valence, maternité
de référence, avec provocation de l’accouchement et hébergement,
y compris chez l’habitant !
On
dirait que rien ne s’est passé !
Les
accouchements d’urgence seraient pratiqués à Die. C’est le
contraire de ce qui existe actuellement.
Qui
doit trouver une solution « innovante et pérenne »? La
maternité réalise sans problème un suivi et a chaque fois trouvé
des solutions innovantes depuis 26 ans. La CCD ? Son rôle est
de travailler sur un projet de santé pour le territoire Diois hors
hôpital qui n’est pas de sa compétence.
Le
Président de la CCD veut inclure l’hôpital dans son projet. Ce
n’est pas son rôle mais Philippe serait d’accord sous réserve
de la garantie du maintien de la maternité. Après on verra.
D’ailleurs c’est ce qui avait été retenu dans le texte commun
envoyé à l’ARH en 2009.
C’est
la maternité, son chef de service et le personnel qui sont les mieux
placés pour exposer ce qui leur est nécessaire.
Il
se félicite des bonnes relations avec les chefs de service de
l’hôpital et leurs collaborateurs.
Il
se dit inquiet que la directrice adjointe de l’hôpital de Valence
puisse être nommée sur les hôpitaux de Die et de Crest. Ce serait
la naissance d’une communauté hospitalière de territoire qui
porterait un coup à la liberté de notre hôpital. Coopération :
oui, intégration : non.
Quant
au rapport des experts de l’IGAS, il a demandé s’il serait remis
à ceux qui ont participé à l’enquête. Pas de réponse.
Après
débat, il est décidé de continuer à informer et à mobiliser la
population qui peut penser que tout est réglé. Au contraire, en
fonction de ce qui se préparera, il y aura nécessité de manifester
pour la défense et l’amélioration de notre hôpital comme le
prévoient nos statuts.
Jean-Pierre
RAMBAUD
Président
du Collectif
