Le Collectif de Défense de l’Hôpital de Die demande que justice soit faite !

Le Collectif de Défense de l’Hôpital de Die a de nouveau saisi la justice afin d’obtenir l’annulation rétroactive du refus du Directeur de l’hôpital de Die de déposer les demandes de renouvellement d’autorisation de fonctionnement des services de chirurgie et de maternité de Die en 2017.

http://www.ades-grenoble.org/wordpress/wp-content/uploads/2014/10/TribunalAdministratif2.jpg

Certes, la décision de fermeture de la maternité et de la chirurgie procède d’un choix politique et concerté entre la Ministre de la Santé, l’Agence Régionale de la Santé et le Directeur du Centre hospitalier de Die, mais juridiquement, c’est l’inaction du Directeur du Centre Hospitalier de Die, dont l’intérim était assuré par Monsieur Jean-Pierre Bernard, le Directeur de l’hôpital de Valence, qui a entrainé la fermeture des deux services, outre l’arrivée à échéance des précédentes autorisations.

Le Collectif de Défense de l’Hôpital de Die conteste le fait que le Directeur d’un Établissement de Santé puisse, seul, sans consulter son conseil de surveillance (et sans que personne ne s'en offusque en son sein, pas même le président, maire de Die), sans anticiper la sécurité des transports, sans motiver sa décision sur des raisons valables, décider de rendre un territoire tout entier orphelin de deux services publics essentiels à la vie en milieu rural.

Car ce constat peut être fait : la fermeture des services de maternité et de chirurgie de l’hôpital de Die a été décidée de la façon la plus obscure qu’il soit en laissant la situation se dégrader pour, au final, en tirer argument pour une mise à mort desdits services. De l’aveu même du Directeur par intérim du Centre hospitalier de Die lors du Conseil de surveillance du 30 novembre 2017, soit un mois avant la fermeture, celle-ci n’a pas pu être anticipée car « cela lui aurait été reproché ». A l’en croire, le mieux était donc de ne rien faire.

Nous estimons que les questions de santé publique ne peuvent pas être traitées par la négligence et le mépris de l’État à l’égard des usagers, que ce soit à travers le Gouvernement, ses représentants (Député, sous-préfet), ses Agences ou ses Établissements publics. Nous demandons que justice soit faite.

A ce jour, alors qu'un rapport du Haut Conseil pour l'Avenir de l'Assurance Maladie préconise l'ouverture d'hôpitaux de proximité afin de désengorger les gros hôpitaux et de limiter les transports, l'Etat reste muet.

Haut de page